Un 3ème œil sur la réalité

James Redfield – La Vision des Andes – 10 : Vers une culture spirituelle.

James Redfield – La Vision des Andes – 10 : Vers une culture spirituelle.

Quel est notre prochain pas dans l’expérience de la nouvelle conscience spirituelle ? Guidés par l’intuition, nous allons maintenant découvrir ensemble le but de notre évolution. Que se passerait-il si tout le monde partageait cette sensibilité ? Comment la culture humaine se transformerait-elle ?

Rechercher des réponses à ces questions exige de commencer par s’ouvrir à une vision intérieure de la destinée humaine. Nous pouvons déjà constater que divers aspects de notre culture sont en train de se transformer.

L’importance de la dîme spirituelle.

Pour la littérature mystique classique, il existe une loi universelle du donner et du recevoir. Comme le montrent la Bible (lorsqu’elle affirme que nous « récolterons ce que nous avons semé ») ou la loi du karma en Orient, les religions enseignent que nos intentions et nos actions ont un effet boomerang, pour le meilleur ou pour le pire. Ce qu’aujourd’hui on exprime par : « Nous devons rendre ce que nous avons reçu. »

De nombreux penseurs religieux et mystiques ont eu recours à ce principe pour moraliser la circulation de l’argent dans la société, en reliant cette conception ésotérique de la cause et de l’effet à la vision de la dîme dans les Écritures. Selon Charles Fillmore, fondateur de l’Unity Church, Napoléon Hill et Norman Vincent Peale, chaque fois que nous donnons notre amour et notre énergie aux autres, y compris sous forme d’argent, cela provoque toujours un effet en retour. Nous recevons alors une gratification encore plus importante, financière ou autre[73]. À ma connaissance, personne n’a entrepris de recherche rigoureuse à ce sujet, mais les témoignages qui corroborent cette hypothèse semblent se multiplier rapidement, car nous essayons de plus en plus d’en vérifier la validité.

Le problème vient du fait qu’autrefois les Églises traditionnelles, influencées par le vieux paradigme matérialiste qui chassait les mystères et les miracles de l’univers, n’évoquaient la dîme qu’au moment des collectes annuelles d’argent. D’où l’impression qu’il ne s’agissait que d’un moyen de les soutenir. La diffusion et le partage plus amples des expériences spirituelles au cours des dernières décennies ont élargi rapidement la compréhension du mécanisme de la dîme. On croit de plus en plus que le fait de donner déclenche tout un processus métaphysique, et cela est parfaitement conforme à l’idée que l’univers réagit à nos demandes.

Dans le passé se posait aussi le problème de savoir à qui verser notre dîme. Certains croient encore aujourd’hui que seules les Églises officielles sont qualifiées pour la recevoir, parce qu’elles sont les gardiennes de la foi et qu’elles fournissent un courant régulier d’informations spirituelles. D’autres pensent que tout acte de charité est fondamentalement une dîme et qu’il amènera une réponse de l’univers. En fait, le versement de la dîme est un processus qui doit toujours s’intégrer au mouvement global des coïncidences dans notre vie. En d’autres termes, nous saurons à qui donner en nous fiant aux coïncidences rencontrées sur notre chemin.

De ce point de vue, il y a deux sortes de dîme. L’une est intuitive, elle répond à un pressant besoin de donner de l’argent à un individu ou une organisation, besoin que nous nous sentons intérieurement poussés à satisfaire. Un de mes amis se pose toujours la question suivante : si Dieu ne pouvait venir et t’envoyait à Sa place, que ferait-Il dans cette situation ? Au niveau le plus élevé, nous donnons parce que nous sommes présents à ce moment-là. Si nous ne réagissons pas à la situation, qui le fera ?

Le second type de dîme, particulièrement important pour la transformation de l’humanité, est le don que nous faisons à nos sources d’information spirituelle, aux pourvoyeurs de nos moments synchronistiques quotidiens. Étant donné que les Églises et les organisations spirituelles nous fournissent souvent des informations au moment adéquat, elles continueront certainement à bénéficier de nos dons, mais il en ira de même pour des individus. Comme nous l’avons vu, ce sont presque toujours les messages provenant d’autrui qui nous guident dans notre voyage. La dîme constitue un moyen d’y répondre.

Imaginons un instant que tous ceux qui vivent leur croissance synchronistique se mettent à rétribuer leur prochain de cette façon. Un nouveau type de flux économique s’amorcerait. Nous donnerions de l’argent spontanément aux personnes qui nous fournissent des messages et, en communiquant notre vérité autour de nous, de l’argent nous reviendrait exactement de la même façon (J’ai reçu de nombreux dons et je reverse toujours cet argent pour accomplir une dîme personnelle. À l’avenir je demande à tous ceux qui voudraient m’adresser de l’argent d’envoyer ces sommes à une association caritative locale. (N. d. A.)).

Je crois que le don spontané renforce notre système économique. La foi dans les coïncidences peut améliorer et élargir le vieux paradigme uniquement fondé sur la planification logique. En agissant ainsi, nous n’abandonnons pas les vastes réseaux de gens avec lesquels nous faisons déjà des affaires au sens économique traditionnel. Nous leur accordons spontanément une contribution supplémentaire, ce qui permet au système économique tout entier de passer à un autre niveau de productivité.

La nouvelle économie.

L’introduction de la dîme synchronistique nous aide aussi à nous adapter à d’autres tendances économiques néfastes : la réduction des effectifs dans les entreprises, ou la stagnation des salaires dans les pays développés, par suite de la compétition internationale.

La diminution des effectifs n’est possible que si les employés qui conservent leur place augmentent leur productivité, ce que permettent justement les ordinateurs et les nouveaux systèmes de communication. La compétition accrue entre les salaires ne cessera de s’aggraver si le reste du monde rejoint le niveau de créativité que les nations développées ont atteint. Cette tendance va donc durer et nous serons contraints de nous y adapter. Cela ne signifie certainement pas qu’il faille encourager les pays en voie de développement à commettre les mêmes erreurs que nous, à gaspiller les ressources ou à surexploiter les travailleurs, mais la plupart d’entre nous considèrent que ces pays ont le droit de participer à l’économie mondiale.

Comment faire face à ces difficultés ? D’abord, nous devons avoir une vision plus globale de l’évolution économique[74]. Aux États-Unis, les indicateurs économiques les plus suivis mesurent la productivité, c’est-à-dire la quantité de biens et de services produits par unité de travail. Si notre production augmente, nous considérons que notre économie est en bonne santé et prospère. Mais il faut se demander où cela aboutira. Chaque année, de moins en moins de salariés suffiront à produire le nécessaire.

Nous ne devons pas considérer cette évolution comme négative, mais comme extrêmement positive, parce que notre attention créatrice va en être libérée. Les difficultés actuelles font partie de l’évolution économique prédéterminée du monde. En en devenant conscients, nous saurons mieux nous orienter.

À court terme, l’industrie s’automatisera de plus en plus, et les entreprises qui embauchent ne produiront plus des marchandises mais de l’information. Ce processus est déjà en marche. Aux États-Unis, un nombre croissant de personnes se mettent à leur compte, mais, pour la plupart, elles ne créent ni des commerces de détail ni des sociétés nécessitant un local bien situé et un investissement élevé en capital ; il s’agit d’emplois qui occupent de nouvelles niches économiques, comme le télétravail. En Amérique, trente-cinq millions de ménages ont maintenant une entreprise flexible à domicile, et la plupart de ces emplois concernent le secteur de l’informatique[75].

À long terme, nos besoins les plus fondamentaux seront satisfaits par un appareil de production entièrement automatisé et notre vie économique s’orientera presque complètement autour du flux d’informations en temps réel. Il s’agira d’abord des informations concernant le processus d’automatisation, mais elles finiront par refléter notre évolution vers une culture spirituelle, et comprendront des éléments purement spirituels.

L’introduction de la dîme facilitera bien sûr cette évolution, elle augmentera d’abord nos revenus tandis que l’économie subit sa mutation, puis elle remplacera le vieux système consistant à faire payer les services. Chacun exprimera sa vérité dans un flux de rencontres synchronistiques et recevra de l’argent de ceux qui paient la dîme. Si iconoclaste que cela puisse paraître pour le vieux paradigme de la libre concurrence, un tel système est en fait une conséquence logique du capitalisme.

Comme nous le verrons plus loin, si nous croyons au vieux principe capitaliste qui consiste à découvrir un besoin puis à le satisfaire, notre économie n’a pas d’autre avenir possible. Premier stade d’un tel fonctionnement, il faudrait établir un droit élémentaire à la propriété, grâce notamment aux actions des industries automatisées. Cela garantirait la satisfaction des besoins fondamentaux, que nous compléterions par l’apport d’informations et de services synchronistiques. Un tel système pourrait même cesser d’utiliser la monnaie, comme certains auteurs de science-fiction l’ont imaginé. Cela suppose, assurément, que la nouvelle conscience spirituelle que nous avons dépeinte soit devenue une réalité humaine.

Il faudrait, en outre, que se produisent certaines découvertes technologiques fondamentales, comme une nouvelle source d’énergie peu coûteuse. Nous en sommes plus proches que jamais. D’après le Dr Eugène F. Mallove, nous sommes sur le point d’avoir accès à de nouvelles sources d’énergie, telle la fusion froide, qui a suscité tant de débats[76]. Si une énergie à bas coût pouvait être intégrée à l’économie mondiale, l’automation exploserait.

Plus important encore : nous devons commencer dès maintenant à vivre avec cette nouvelle idée de l’économie. Quels sont les obstacles économiques ? Si William Greider[77] a raison, nous devons nous préparer à une dislocation économique éventuelle résultant de la spéculation financière actuelle. D’après lui, le monde se trouve dans la situation des États-Unis juste avant 1929 : on a trop emprunté pour spéculer. Quand la bulle creva en 1929, il se produisit une soudaine crise de liquidités. Les banques qui avaient prêté l’argent des déposants pour spéculer ne purent rembourser et durent fermer leurs portes. Beaucoup de gens y perdirent toutes leurs économies.

Pour réagir à cela, les États-Unis imposèrent des limites aux emprunts des particuliers et instituèrent, comme de nombreux autres États, des dépôts de garantie. Mais au cours des dernières années, face à la croissance du marché mondial, les gouvernements ont autorisé le capital financier à franchir les frontières à peu près sans la moindre réglementation. De nos jours, de plus en plus d’argent sert aux spéculations et investissements internationaux, et c’est exactement ce qui a provoqué le désastre de 1929. Cette spéculation mondiale touche aujourd’hui toutes les grandes devises, sans qu’aucun gouvernement puisse intervenir sérieusement. Des sommes immenses sont empruntées dans un pays et investies de façon spéculative dans un autre, sans pratiquement la moindre limite. Un faux pas, une faillite susceptible de mettre en danger la santé bancaire d’un ou de plusieurs pays est envisageable.

Ces problèmes montrent à quel point les économies locales ont besoin de se renforcer. La dîme synchronistique pourrait pondérer et contourner les difficultés engendrées par de tels excès.

Synchronicité et énergie.

Qu’en est-il des autres mutations de la culture humaine résultant de la nouvelle conscience spirituelle ? L’expansion continue de notre niveau d’énergie personnelle paraît le facteur le plus important. Lorsque nous expérimentons le flux intégral de l’énergie au cours d’une expérience mystique, la synchronicité de notre vie commence à révéler notre vérité personnelle. Et, en communiquant celle-ci, nous pourrons systématiquement atteindre des niveaux de plus en plus élevés de cette énergie mystique. En d’autres termes, en suivant la voie des coïncidences significatives, nous pourrons vivre à des niveaux d’énergie de plus en plus élevés.

N’est-ce pas le processus qui a sous-tendu toute l’histoire humaine depuis l’origine ? Depuis que l’humanité conserve ses acquis par écrit, chaque génération a été plus forte et a vécu plus longtemps que la précédente. La civilisation humaine a même créé des exemples de plus en plus complexes de ce que nous avons toujours appelé le génie. Un pourcentage plus élevé que jamais de l’humanité mène une vie inspirée et riche en énergie. Dans le passé, nous avons expliqué ce progrès en termes matérialistes, par une alimentation améliorée, une hygiène plus développée et les avancées de la médecine.

Aujourd’hui, l’ancienne vision matérialiste du monde évolue vers une nouvelle compréhension dans laquelle nous savons qu’il n’existe rien de matériel. Au niveau le plus infime, les atomes de nos corps disparaissent pour se transformer en simples schémas d’énergie, en ondes vibratoires, qui peuvent changer de forme et se reconstituer de façon tout à fait étonnante. Comment expliquer, sinon, les guérisons spontanées, la disparition de tumeurs ou la régénération de tissus pratiquement du jour au lendemain[78] ? Le progrès des générations provient de l’inspiration, de la foi, de la confiance, et de niveaux d’énergie intérieure de plus en plus élevés.

Ce que le sport nous enseigne.

Quand on parle à des sportifs, professionnels ou amateurs, on s’aperçoit que la plupart d’entre eux s’impliquent dans ce genre d’activité non pas pour gagner ou améliorer leur silhouette, mais pour les satisfactions intérieures qu’ils en retirent. La course à pied ou l’aérobic procurent l’excitation et l’euphorie qu’apporte une victoire sur un obstacle, sur un « mur » infranchissable. Les sportifs assurent qu’après leur activité intense, ils se sentent plus légers, plus calmes, plus coordonnés, plus à l’aise dans leurs mouvements.

Nous nous lançons dans des exercices physiques parce que cela nous permet, pendant et après, de nous sentir plus forts, pleins d’énergie, voire plus intelligents. Chaque année, nous sommes meilleurs durant une période de temps plus longue. La musculation, la course à pied, les arts martiaux, le tennis, le patin à glace, le saut en hauteur, le golf, la natation, la gymnastique, toutes ces disciplines voient leurs anciens records régulièrement dépassés. Les performances du moment sont le marchepied d’une excellence nouvelle.

L’ancienne vision du monde, qui réduisait notre corps à des muscles, des os et des ligaments, est incapable de nous dire où ce processus aboutira. Si on le lui demande, un matérialiste avouera que le corps humain finira par atteindre la limite de son potentiel : un coureur à pied ne pourra aller plus vite, un haltérophile lever davantage de kilos, ou un joueur de tennis attraper une balle liftée à l’autre bout du court. Pourtant, comme le cent mètres en dix secondes, toutes les barrières finissent par être franchies. Nous ne cessons d’aller de plus en plus vite, avec une coordination, un rythme et une légèreté accrus.

Quelle peut être la limite ? La seule réponse qui corresponde à la réalité, c’est qu’il n’y en aura pas. Tôt ou tard, les athlètes courant le cent mètres seront si rapides que leur corps changera instantanément de forme pour réagir à la volonté et à la certitude de ce qui est possible. Ils deviendront de simples éclairs de lumière quand ils s’élanceront sur la piste.

Le témoignage des yogis.

Tout au long de l’Histoire, l’Orient a produit des hommes qui semblent avoir repoussé les limites des capacités humaines. Dans son important ouvrage, The Future of the Body, Michael Murphy a rassemblé une impressionnante série de cas de transformations corporelles inhabituelles, y compris la capacité à léviter, à changer de forme Spontanément ou à réaliser d’incroyables exploits physiques[79]. De nombreux penseurs orientaux considèrent que ces capacités résultent d’une pratique optimale du yoga, rare sans doute, mais qui est le fruit attendu d’années de méditation et de pratique gestuelle.

Depuis des siècles, l’Occident est totalement stupéfié par ces pouvoirs. La Bible nous dit que Jésus apparut et disparut à volonté, marcha sur l’eau, etc., mais après que Newton eut comparé l’univers à une sorte d’horloge, de telles capacités furent considérées comme magiques ou métaphoriques, simple matière à mythes ou à supercheries, et non comme une capacité que des humains pourraient reproduire. L’Église expliqua que ces pouvoirs étaient un signe de divinité, et donc inaccessibles aux êtres humains.

Michael Murphy a pourtant montré que les exemples de capacités transcendantales abondent aussi bien dans l’histoire de l’Occident que dans celle de l’Orient. Ce que des adeptes entraînés réussissent à faire, le commun des mortels peut également y parvenir.

Ou allons-nous ?

Ces quelques observations nous font entrevoir la manière dont la culture humaine va se transformer. Et cette vision nous insuffle un courage supplémentaire pour changer notre mode de vie et assimiler complètement le monde spirituel dans lequel nous vivons.

Le monde nouveau permettra une grande créativité et un accomplissement personnel considérable. Imaginez ce que sera la vie lorsque la plupart des gens avec qui nous parlerons connaîtront le processus et attendront de chaque conversation qu’elle apporte un message particulier.

L’intensité et les modalités des interactions humaines changeront complètement, et cela influencera rapidement l’économie. Lorsqu’une partie suffisante d’entre nous aura compris et expérimentalement démontré que le principe de la dîme fonctionne, nous ferons intégralement nôtre ce processus, en versant de façon synchronistique un pourcentage de nos revenus aux causes qu’il nous paraîtra utile de soutenir. De la même façon, les occasions et l’argent nous reviendront de façon presque magique, conformément à nos attentes. La preuve est dans le résultat.

Cette économie du don augmentera d’abord nos revenus, tandis que les avancées technologiques de l’automation satisferont un nombre croissant de nos besoins matériels. Elle caractérisera ensuite l’ère de l’information. Notre attention collective passera de l’accumulation matérielle à l’inspiration spirituelle et à la croissance synchronistique. Au fur et à mesure que les coïncidences se multiplieront, et que l’inspiration augmentera, nos corps atteindront des niveaux d’énergie de plus en plus élevés, jusqu’à ce que nous devenions des êtres spirituels de lumière.

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