Un 3ème œil sur la réalité

James Redfield – La Vision des Andes – 12 : Visualiser la destinée humaine.

James Redfield – La Vision des Andes – 12 : Visualiser la destinée humaine.

Étant donné que les informations sur l’Après-Vie passent de plus en plus dans la conscience du public, notre compréhension de l’Histoire et de la destinée humaines va profondément changer. Si chacun d’entre nous s’est incarné pour effectuer une mission, cela signifie que tous ceux qui ont un jour vécu sur Terre sont venus en mission, et que tout ce qui est arrivé, arrive et arrivera contribue à un objectif spirituel.

Cette nouvelle conscience va façonner une nouvelle interprétation historique de ce qui est advenu dans notre dimension. Nous le percevons parce que, de fait, nos actes font écho à cette grande série d’événements.

Dès l’explosion inaugurale de l’univers, nous avons été partie prenante de ce qui était en cours. Présents dans les premières étoiles qui se sont condensées pour créer les éléments fondamentaux de l’énergie et les disperser à travers l’espace, nous avons uni notre intention à la volonté divine lorsque le soleil et les planètes ont donné naissance à notre système solaire, et créé un environnement idéal pour la vie sur terre.

Nous avons été les premiers acides aminés qui ont évolué pour devenir des végétaux unicellulaires puis des animaux. Nous avons été les premiers végétaux qui ont libéré de l’oxygène dans l’atmosphère. Nous avons nagé dans les océans, sous forme d’organismes multicellulaires puis de poissons. C’est nous qui avons voulu franchir la limite aquatique. Nous avons exulté lorsque nous sommes devenus amphibiens et avons commencé à ramper sur la terre ferme. Nous avons été un élément de la conscience plus vaste qui est passée des reptiles aux mammifères et enfin à notre espèce.

L’aventure continue, nos âmes ont patiemment participé aux milliers de générations qui se sont écoulées avant que les hommes n’acquièrent les premiers souffles de la conscience d’eux-mêmes. Nous nous sommes peu à peu éveillés, en comprenant que nous vivions sur Terre et que nous finirions par mourir. À la différence des autres animaux, nous avons eu besoin de savoir pourquoi nous étions là. Quelle était notre raison d’exister ?

Une histoire spirituelle.

L’évolution est entrée dans un nouveau cadre lorsque nous avons formulé cette interrogation pour la première fois : comment la réalité humaine progresse-t-elle vers ce que nous sommes et ce que nous devrions faire ? L’humanité primitive a créé de riches mythologies pour expliquer les raisons de sa présence en ce monde. Mais manquant d’énergie, nous n’avons cessé de nous manipuler mutuellement et de nous dominer les uns les autres, en recourant à la violence.

On peut maintenant voir que ces attitudes destructrices avaient une fonction dans cette évolution : la dissémination de nouvelles idées. Les premiers hommes ont d’emblée éprouvé la pulsion de conquête et d’unification pour forcer autrui à adopter leur point de vue. Les plus forts, en l’emportant, ont gagné le respect et l’attention des autres. Au cours de ce processus de lente unification, les individus puissants et leurs partisans ont conquis des portions de territoire de plus en plus étendues et des populations de plus en plus nombreuses, pour leur imposer de nouvelles croyances, mais ils ont été conquis à leur tour et ont dû s’imprégner de nouvelles valeurs.

Vu les circonstances, et du point de vue de la perspective de l’Après-Vie, il n’y avait rien de mieux à faire. Nous sentons tous que nous sommes venus sur Terre à de nombreuses reprises, au long de cette évolution. Chaque fois, conformément à notre Vision de Naissance, notre intention a été de faire tout notre possible pour extirper l’humanité de la barbarie de la guerre et des conquêtes territoriales, et introduire une façon civilisée d’unifier et de percevoir la vérité.

Ces apports de vérité supérieure ont d’abord progressé très lentement, parce que, dans ces temps reculés, le fossé entre ce que nous savions de l’Après-Vie et ce que nous vivions sur Terre était très profond. À chaque nouvelle incarnation, nous nous sommes efforcés de dépasser les conventions des cultures dans lesquelles nous nous trouvions, oeuvrant à la remémoration de la vérité que nous étions censés apporter au monde. Peu à peu, cependant, les efforts civilisateurs de groupes d’humains inspirés ont fini par laisser des traces. Au Moyen-Orient, des tribus juives ont inventé une riche mythologie fondée sur l’idée d’un seul Dieu, et cette croyance en un seul Créateur, en une source paternelle partagée entre tous, s’est peu à peu répandue dans la plus grande partie de l’hémisphère occidental.

En Orient, une reconnaissance analogue a commencé à se diffuser, affirmant que nous ne faisions tous qu’un avec l’intelligence absolue, c’est-à-dire Dieu. Cette idée a provoqué un saut dans l’unification. Aujourd’hui, au lieu de penser que nous sommes soutenus par un dieu local en concurrence avec les dieux de nos ennemis, l’idée que tous les êtres humains font essentiellement partie d’une même force créatrice commence à prévaloir.

Rendre consciente l’évolution.

Vers l’an 600 avant Jésus-Christ, une autre grande vérité a été donnée au monde, en Grèce : au lieu d’utiliser la violence, nous pouvions nous associer de façon démocratique. Cette idée révolutionnaire s’est diffusée lentement dans l’ancienne Rome à travers l’action de centaines d’individus : faire progresser les affaires humaines et l’évolution non par la domination physique mais par un débat portant sur les mérites des différents points de vue exprimés. La réalité pouvait dès lors évoluer grâce à la progression et à l’amélioration des idées.

Au cours des siècles qui ont suivi, d’autres visionnaires, comme Lao-tseu, Bouddha et Jésus, ont commencé à clarifier la nature de notre source spirituelle commune. Jésus a annoncé que le royaume de Dieu n’était pas à l’extérieur mais à l’intérieur de nous. Et la société a plus ou moins assimilé cette idée, aussi bien en Orient à travers le bouddhisme et le taoïsme qu’en Occident, avec le christianisme.

Pendant ce temps, les groupes humains devenaient de plus en plus vastes, les mécanismes d’identification et d’allégeance passaient du niveau des petites hordes ou des villages à celui de régions entières, et enfin de nations précises dotées de frontières définies. À partir de la Renaissance, en Occident, des milliers d’individus ont redécouvert les valeurs démocratiques de l’Antiquité et ont défendu la dignité humaine et les droits de l’homme fondamentaux.

De nombreuses nations ont remplacé la monarchie de droit divin par la démocratie du peuple. Durant les révolutions de cette époque, les États-Unis se sont formés sur la base d’une idée visionnaire, mais encore partielle, celle d’un pays où les êtres humains seraient libres de réaliser leurs rêves les plus profonds.

Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, la science s’est créée sur un principe idéaliste similaire lorsqu’elle fut chargée de se substituer aux superstitions fantaisistes de l’époque. Comme elle n’a pas réussi à clarifier la situation spirituelle de l’humanité, l’obsession de la sécurité extérieure, matérialiste, a prévalu.

Les cultures de l’Orient ont pendant ce temps continué à explorer le monde intérieur de l’expérience spirituelle et à rechercher la sécurité personnelle. La communication des idées s’est poursuivie, entraînant notre évolution sociale de plus en plus loin.

Au début du XXe siècle, de nombreux individus, qui suivaient inconsciemment leur Vision de Naissance, se sont éveillés à de nouvelles vérités. La description mécanique de l’univers par Newton a cédé devant la perspective d’Einstein et des physiciens de la mécanique quantique. D’autres individus inspirés sont devenus sensibles aux aspects extrêmes de l’obsession économique : ils ont voulu briser les cartels et les monopoles aux États-Unis, créer des parcs nationaux et des forêts, résister à l’impérialisme, et commencer à petite échelle à protéger les diverses cultures humaines dans le monde entier.

Vers le milieu du XXe siècle, des millions de gens ont décidé que l’édification d’empires fondés sur la force devait cesser. Deux guerres mondiales, puis une longue guerre froide les en avaient persuadés. Pour finir, un consensus s’est mis en place pour protéger la souveraineté des peuples et de leurs frontières nationales. À travers le travail d’innombrables individus, l’idée d’une Organisation des Nations unies est devenue une réalité, pour la première fois la conscience humaine a réussi à inclure tous les peuples de la Terre.

Au cours des dernières décennies, une nouvelle compréhension de l’univers humain a commencé à émerger. La nouvelle physique décrit notre monde en termes de dynamique d’énergie et d’interconnexions mystérieuses. Des scientifiques explorent le vaste éventail du potentiel humain, notamment le mystère de la synchronicité, la profondeur de notre intuition et les pouvoirs de notre intention.

Nous découvrons désormais l’image complète de l’évolution grâce aux vérités que des millions d’hommes ont peu à peu apportées au monde. En suivant inconsciemment sa Vision de Naissance, chaque génération a contribué à transformer la réalité humaine dans un but fixé à l’avance, et nous a rapprochés de la conscience spirituelle qui existe déjà dans l’Après-Vie. Nous comprenons peu à peu que nous sommes des êtres spirituels qui font lentement évoluer la réalité spirituelle sur cette planète.

Faire face à la polarisation.

Ce n’est pas parce que nous créons une culture spirituelle que le travail est terminé. D’une certaine façon, nous sommes toujours dans cette zone grise où une vision du monde a perdu sa capacité à nous inspirer complètement, mais où le nouveau paradigme n’a pas encore été pleinement accepté. De fait, les dernières décennies ont connu une polarisation extrême entre les forces favorables à ce changement et celles qui y résistent. En Amérique, le conflit s’intensifie, les deux camps sentant que son issue est essentielle pour l’avenir.

Dans ce que certains appellent une guerre culturelle, l’opinion publique a été ballottée d’un extrême à l’autre. Dans les années 1980, ceux qui soutenaient la vieille vision du monde semblaient avoir remporté la victoire, et affirmaient que nous devions revenir à la réalité et aux valeurs d’autrefois : le travail, la famille et le progrès économique. Ils pensaient que les problèmes de notre culture provenaient directement de l’influence du Mouvement du potentiel humain, dont les idées radicales avaient provoqué l’accroissement de l’intervention gouvernementale, les déficits budgétaires, la disparition des distinctions entre les rôles masculin et féminin, le laxisme envers la criminalité, et une tendance générale à rendre la société responsable des problèmes de chacun.

D’autres ripostèrent que le déficit fédéral disparaîtrait dès qu’on cesserait de gâcher des milliards de dollars avec les subventions aux grandes entreprises. Ils publièrent une liste de ces abus : les subventions fédérales aux marchands d’armes pour leur permettre d’écouler leurs produits à l’étranger se montaient à sept milliards et demi de dollars; un milliard allait à des grandes sociétés comme Continental Grain and Cargill, Inc., pour affréter gratuitement des cargaisons de blé, de maïs et d’autres marchandises ; sept cents millions de dollars servaient à financer des produits soldés en dessous de leur coût et à entretenir des routes pour les compagnies forestières chargées de l’abattage des arbres, etc. Cette liste est interminable[89].

Les partisans du Mouvement du potentiel humain assuraient de leur côté que les problèmes des États-Unis provenaient de la vieille obsession économiste : pollution incontrôlée, abandon de l’éthique des affaires, corruption du gouvernement par les grandes entreprises, échec de l’éducation d’une partie de la population, et engagement trop limité face à la pauvreté et à la criminalité récurrentes.

Lors du dernier mouvement de balancier, qui envoya un Congrès républicain à Washington en 1994, l’opinion publique se rallia à l’argument conservateur sur la trop grande importance des budgets fédéraux, l’immoralité du gouvernement et l’extension de la criminalité. Il s’agissait aussi de réduire l’importance de l’État et de remettre l’accent sur l’intégrité personnelle.

Puis les Américains commencèrent à voir les incohérences de la majorité républicaine, qui avait promis des réformes. Ce parti retourna à ses vieilles habitudes, protéger les subventions pour les grosses compagnies au lieu de faire des coupes équitables dans le budget. Un républicain du Texas, ancien spécialiste de la désinfection, proposa même d’abroger certains paragraphes de la loi sur la propreté des eaux, plutôt que de donner la priorité à la protection de l’environnement. Cela se produisit au moment où l’opinion publique découvrait la pollution croissante des rivières et des océans. Pour couronner le tout, une clause de sauvegarde fut adjointe à une loi assez populaire, et autorisa les grandes entreprises d’abattage à couper des arbres plusieurs fois centenaires dans nos forêts nationales.

Ces abus provoquèrent un retour de balancier, l’opinion se sentant de plus en plus frustrée et cynique vis-à-vis de la politique. De nombreuses personnes prises dans le no man’s land séparant l’ancienne Vision du Monde de la nouvelle sont désorientées, déçues, et se laissent facilement aller à des invectives désespérées et irresponsables. La violence dans la rue et dans les familles explose jour après jour. Les terroristes et les extrémistes antigouvernementaux projettent des guerres délirantes.

Il s’agit, en un sens, de l’inévitable nuit qui précède l’aube. Mais, du point de vue de la nouvelle conscience, notre direction est clairement définie.

Percevoir la vision du monde.

Exactement de la même façon que nous pouvons entrer en nous-mêmes et nous remémorer notre Vision de Naissance, nous avons la possibilité de retourner en ce lieu de sagesse et de nous remémorer l’intention plus vaste qui a impulsé l’histoire de l’humanité. Par la prière, la méditation, ou les promenades dans un site préservé et sacré qui nous communiquera de l’énergie, nous sommes en mesure de revenir à la Vision du Monde partagée, à une image de l’humanité que nous nous efforçons de créer.

Nous avons toujours su que ce moment viendrait : le temps où nous découvririons tous le but de notre évolution et travaillerions ensemble, en toute lucidité, pour y parvenir. Un grand mouvement d’opinion regroupera les individus qui réussissent à voir un avenir positif.

Bien plus, nous connaissons les premières mesures à prendre, pour résoudre la polarisation des idées qui bloque notre évolution permanente, et les moyens d’accomplir cette tâche. Si certains craignent la construction d’une culture spirituelle sur terre et s’y opposent, la plupart résistent parce qu’ils ont l’intuition que de nombreuses valeurs importantes de l’ancienne vision du monde disparaîtraient au cours d’un tel bouleversement.

Nos efforts pour libérer le potentiel humain leur paraissent accorder trop de pouvoir aux États centralisés. Nous serions en train de perdre les valeurs essentielles de l’initiative personnelle, de l’autonomie et de la responsabilité. Force nous est d’admettre qu’ils expriment la vérité de leur Vision de Naissance quand ils formulent cette inquiétude. Pour résoudre la polarisation, commençons par intégrer les meilleures idées des deux camps.

C’est possible dans la mesure où la nouvelle conscience commence à ébranler les forces politiques des deux côtés. Les cercles de réflexion, les médias et les politiciens eux-mêmes adopteront une perspective plus élevée sur ces questions. Par exemple, intéressons-nous au budget de l’État. Cet enjeu ne concerne pas seulement les déficits, mais aussi les appropriations frauduleuses par la corruption et l’évasion fiscale qui profite aux intérêts privés, aux dépens du bien public.

Ces problèmes se résoudront très rapidement si tous les politiciens s’élèvent à la hauteur de la situation et se dissocient des groupes d’intérêts qui s’attribuent des avantages indus. Il suffirait qu’un groupe d’hommes d’État jouissant d’un certain prestige, éventuellement à la retraite, tienne des conférences de presse hebdomadaires, en communiquant les noms, en dénonçant les intérêts privés qui sont derrière certaines législations, pour influencer l’opinion publique. Les républicains renonceront à défendre les privilèges des grosses entreprises et de leurs comités de direction. Les démocrates effectueront des coupes dans les budgets sociaux, y compris les pensions pour les retraités riches, et ne maintiendront que celles qui sont véritablement justes.

Mais pour le reste de la société ? La synchronicité a placé des millions d’individus inspirés par la nouvelle conscience dans la position idéale pour accomplir leur mission, et nous disposons maintenant d’une vision plus large de ce que nous souhaitons. Les héros sont tous à leur poste et nous sommes ces héros. Nous allons analyser notre métier, notre entreprise, notre travail, et découvrir qu’ils ne fonctionnent pas comme ils devraient.

Ou alors nous prendrons en considération un problème social et en dénoncerons l’injustice, incitant quelqu’un à agir. À cet instant, nous accomplirons ce que nous voulions voir se produire, ce que notre Vision du Monde a dévoilé. Dans tous les cas, c’est nous qui interviendrons.

Et parce que nous comprenons la dynamique de la compétition pour l’énergie, ces interventions susciteront moins d’hostilité, et une coopération plus inspirée. Quelquefois, de façon tout à fait inattendue, nous trouverons d’autres gens qui ne sont là que pour nous venir en aide. Et nous nous souviendrons même que, avant de naître, nous étions convenus de nous retrouver en ce lieu pour modifier une situation ou une institution données.

Nous pouvons ainsi tous nous souvenir d’une façon plus détaillée que nous avions prévu d’être en ce lieu, à ce moment de l’Histoire, pour constituer une grande vague d’action inspirée qui pourrait balayer la planète et régler tous les problèmes du monde.

Vaincre la pauvreté et la faim dans le monde.

Notre intervention sur la pauvreté et la faim progressera en intégrant deux vérités importantes. Les partisans du vieux paradigme soutiennent depuis longtemps que ces problèmes ne peuvent être résolus par des bureaucrates dépourvus d’inspiration, qui ne s’intéressent qu’aux choses de ce monde, se rabattant sur des formules abstraites. Ce genre d’intervention n’aboutirait qu’à une dépendance croissante des pauvres vis-à-vis des aumônes de l’État. Cette façon de voir a trop souvent servi aux adeptes de l’ancien paradigme comme excuse pour ne rien faire.

Ils avaient raison de mettre l’accent sur la responsabilité personnelle, mais les partisans du Mouvement du potentiel humain ont également une intuition juste lorsqu’ils affirment qu’il existe une solution. Notre vision spirituelle nous révèle maintenant ce que nous pouvons faire.

La clé pour résoudre le cercle vicieux de la pauvreté dans les familles, c’est d’intervenir individuellement. Les programmes publics d’assistance ne seront jamais que des filets de sécurité. Des centaines de milliers d’entre nous vont se retrouver en position d’intervenir vis-à-vis d’une famille prise dans une passe difficile ou plongée dans la pauvreté. Les organisations de bénévoles, les groupes qui luttent contre la faim dans le monde verront leurs effectifs grossir, mais les actions désintéressées les plus nombreuses viendront de l’homme de la rue qui sympathisera avec un enfant ou communiquera son inspiration à une famille. Cette vérité émerge aujourd’hui dans les consciences. Dernièrement, le général Colin Powell et deux anciens présidents américains ont souligné l’importance du bénévolat, et ce n’est qu’un début[90].

Partout dans le monde, la pauvreté se nourrit de la peur, du manque d’éducation et de l’incapacité à saisir les occasions qui se présentent. Les individus attentifs aux coïncidences significatives doivent intervenir personnellement auprès de ceux qui sont pris dans des mécanismes d’échec. Par la simple interaction, nous façonnerons une nouvelle façon de vivre que les familles pauvres pourront appliquer à leur situation.

Souvenez-vous, dans cet univers où tout est connecté, nous avons la possibilité de partager nos idées. Notre conscience nouvelle se transmet littéralement par la contagion. La découverte de la synchronicité, la connexion avec l’énergie divine, le dépassement des schémas de comportement répétitifs et l’affranchissement pour réaliser son propre voyage miraculeux dans l’avenir sont à la portée de tout être humain, quelle que soit sa situation.

Prévenir la criminalité.

Ce problème est plus délicat, mais il se résoudra exactement de la même façon si nous intégrons les meilleurs apports des opinions opposées qui s’expriment sur ce sujet. Aux États-Unis, il y a quarante ans, les délits commis dans la rue ne rencontraient aucune tolérance. Même les sans domicile fixe étaient interpellés et mis en prison pour vagabondage, et la police jouissait d’un pouvoir presque absolu. L’action des défenseurs des droits de l’homme a réformé ce système pour l’harmoniser davantage avec la Constitution. Au cours des trente dernières années, on a beaucoup insisté sur les droits de l’accusé, les origines sociales de la délinquance et la nécessité d’une réhabilitation. Les partisans du vieux paradigme remarquent que cette orientation a conduit à discréditer les forces chargées d’appliquer la loi et donc à faire exploser la criminalité.

Nous voyons maintenant qu’ils ont en partie raison. L’accent mis sur le rôle social de l’État et de ses différentes bureaucraties a effectivement provoqué une perte des références, notamment lorsque les prisons surpeuplées et la compassion de certains juges ont multiplié les libérations rapides ou même favorisé un véritable laxisme. Cela revenait à envoyer à la rue le message suivant : le crime, en col blanc ou non, n’est pas grave, et peut même être excusé. Nous comprenons maintenant, comme le démontrent la sévérité et l’efficacité des méthodes employées dans nombre de grandes villes américaines, qu’une lutte sérieuse contre la criminalité doit être fondée sur un « amour sévère », n’excusant ni la violence ni le crime.

Mais la sévérité n’est pas efficace en elle-même. Les valeurs du Mouvement du potentiel humain doivent intervenir aussi. La plupart des programmes récents qui ont réussi associent une attitude plus ferme à une augmentation des effectifs locaux et des îlotiers : les policiers ont appris à connaître les familles et leurs problèmes, et donc pu prévenir une bonne partie des crimes ou des délits[91].

Les méthodes actuelles mises en place par les forces chargées du maintien de l’ordre ne sont qu’un commencement. Le problème doit être pris en charge par des individus engagés qui suivent leur propre synchronicité. L’îlotier ne peut tout faire. Quel que soit le crime, prémédité ou commis dans un accès de colère, quelqu’un savait ce qui allait se produire. Cette personne est la mieux placée pour agir. Il faut prendre soin de sa propre sécurité et avertir des professionnels quand la situation l’exige, mais quelques mots d’encouragement ou un bon conseil en temps utile peuvent empêcher une situation de dégénérer. Tout cela surviendra dans le flux de la synchronicité, et un nombre croissant d’individus répondront à l’appel.

Protéger l’environnement.

Nous résoudrons d’une façon similaire les problèmes de l’environnement. Des individus inspirés comprendront soudain qu’ils sont à la bonne place pour passer à l’action.

La pollution de l’air et de l’eau continue à s’aggraver, tandis que des tonnes de déchets toxiques sont répandues chaque année dans l’environnement. En outre, l’industrie ne cesse d’inventer de nouveaux produits et de les introduire dans la biosphère sans pratiquement le moindre contrôle, la plupart servant de pesticides et d’herbicides pour les aliments du monde entier[92].

Le risque est tel que l’American Médical Association a déconseillé, aux femmes enceintes et aux nourrissons, l’ingestion de légumes résultant des cultures intensives aux États-Unis[93]. Le Dr Andrew Weil, qui est rapidement devenu dans ce pays un porte-parole du monde de la santé, déconseille de manger les fruits de mer ou les poissons de l’océan, car leur chair contient des produits toxiques. Il recommande de n’acheter que de la nourriture biologique. Pour lui, de nombreux produits chimiques non testés peuvent devenir toxiques quand ils se combinent à d’autres et s’avérer plus dangereux qu’on ne l’imagine[94]. C’est la seule chose à faire dans un monde où le taux des cancers augmente inexplicablement.

La pollution de notre environnement, tout spécialement les décharges illégales et l’utilisation inconsidérée de produits insuffisamment testés, est toujours l’oeuvre d’un petit nombre de responsables. Plus la nouvelle conscience spirituelle progressera dans la société, plus ces actes attireront des individus inspirés qui donneront l’alerte. Les dépôts illégaux de déchets toxiques ont par exemple lieu en certains points bien précis de la côte, dans les océans, ou dans nos rivières et nos égouts. Comme le nombre d’individus guidés par la synchronicité augmentera, les gens auront le souci de surveiller chaque mètre carré de la ligne côtière, chaque cours d’eau. Même si ces opérations se déroulent en pleine nuit, il y aura un témoin, qui aura suivi son intuition et sera prêt à tirer le signal d’alarme. Des légions de citoyens inspirés, armés de caméras vidéo, attireront l’attention de l’opinion publique sur ce type de pollution.

Sauver les forêts.

La déforestation est l’un des crimes les plus tragiques commis contre notre planète. Du simple point de vue de la défense de l’environnement, étant donné le rôle des forêts dans la production de l’oxygène de l’atmosphère, la situation est inquiétante. Mais d’autres dangers et d’autres gaspillages gigantesques découlent de cette destruction. Les êtres humains ne cessent d’émigrer vers les villes et les banlieues de béton, dépourvues de l’énergie magique des régions inhabitées. Aux États-Unis en particulier, les promoteurs et la corruption ne cessent de détruire les zones sauvages.

Peu de citoyens américains se rendent compte à quel point les compagnies forestières ou minières sont subventionnées par le contribuable pour piller les forêts de nos parcs nationaux. Le Service des Eaux et Forêts utilise les fonds publics pour faire construire, par de grandes compagnies multinationales, des routes qui violent les dernières zones intactes. Cette administration brade aussi le bois et le minerai récoltés sur les terres de l’État à des prix inférieurs à ceux du marché. Les compagnies d’exploitation forestière sont tristement célèbres pour leurs publicités sentimentales assurant qu’elles gèrent admirablement nos forêts et replantent plus d’arbres qu’elles n’en abattent. En fait, elles rasent de vénérables cathédrales forestières présentant une merveilleuse diversité d’essences, de faune et d’énergie, pour y substituer des rangées de pins stériles. Elles créent des exploitations forestières, pas des forêts. L’autre problème, c’est le nombre de grumes littéralement volées par les compagnies, qui coupent plus de bois qu’elles n’en payent et qui ne respectent même pas les prix initialement fixés[95]. Lorsqu’ils partent à la retraite, les administrateurs du Service des Eaux et Forêts sont souvent embauchés par les compagnies qu’ils surveillaient auparavant, ce qui favorise dans cette administration une attitude conciliante à leur égard.

Heureusement, nous sommes capables de déceler les niveaux de corruption gouvernementale qui perpétuent cette manne versée aux grandes entreprises. Et nous connaissons la solution : des citoyens concernés prendront la parole pour mettre fin à cette corruption et soutenir la législation et les associations en faveur d’une réforme. Quand suffisamment de gens sauront ce qui se passe, la corruption s’arrêtera très vite.

Les conflits locaux et le terrorisme.

Que dire du problème mondial des guerres régionales et du terrorisme ? Comme nous l’avons vu en Bosnie et en d’autres points chauds, les conflits durables sont motivés par la haine ethnique et religieuse, et ils sont toujours entretenus par des individus et des petits groupes qui sont personnellement aliénés et envahis par la peur. Dans ces situations, l’obsession du conflit leur sert à écarter l’angoisse de la mort et à donner un sens à leur vie. D’autres activités terroristes sont perpétrées dans le monde pour une raison analogue : elles résultent du fanatisme obsessionnel d’un groupe pour une cause.

Comme le montre notre Vision du Monde, notre nouvelle conscience spirituelle finira aussi par atteindre ces gens. Des individus inspirés rencontreront les sympathisants de ces groupes terroristes ou séparatistes violents et, peu à peu, le niveau plus élevé de l’énergie influencera des amis qui connaissent personnellement ceux qui sont au coeur de ces conflits. Ces amis découvriront que leur mission essentielle est d’aider les terroristes à s’éveiller et à arrêter une violence absurde.

Transformer la culture.

Notre Vision du Monde ne se borne pas à intervenir dans les problèmes sociaux. Les individus vivant la nouvelle conscience agiront sur chaque aspect quotidien de la vie humaine. L’économie commencera à se transformer tandis que nous introduirons la dîme pour compléter les relations commerciales normales. L’activité économique progressera tandis que ceux qui possèdent de petites entreprises chercheront à atteindre un fonctionnement plus harmonieux.

Le capitalisme a démontré qu’il était le système économique humain le plus fonctionnel parce qu’il est orienté vers la satisfaction des besoins des hommes et qu’il permet un apport constant d’informations et de technologies nouvelles utilisées de façon de plus en plus productive. Ce système se transforme en réponse à notre conscience, bref, il évolue.

Le capitalisme a des effets néfastes lorsque les citoyens sont victimes d’une publicité exagérée qui cherche à créer des besoins fondés sur l’insécurité, ou lorsque l’action du marché ne réussit pas à protéger les consommateurs ou l’environnement. Ces problèmes se résoudront si les industriels se préoccupent avant tout de la satisfaction réelle des besoins, et non de la maximisation des profits. Nous sommes en train d’évoluer vers cet idéal. Du fait de la conscience croissante des chefs d’entreprise, et du fait qu’ils sont à la place adéquate pour changer les choses, de plus en plus d’entre nous commencent à considérer qu’ils doivent servir une vision plus élevée de l’avenir.

Cette évolution advient à un moment où l’éthique des affaires semble au plus bas, et où les entreprises ne pensent qu’aux profits à court terme. Néanmoins notre conscience accrue de cette vénalité augmente notre volonté de réforme. L’opinion publique obligera le balancier de l’économie à aller dans l’autre sens. Les sociétés qui tiennent compte des conséquences de leurs activités sur l’environnement et satisfont les besoins du consommateur gagneront les faveurs de la population. Progressivement, parce que nous sommes de plus en plus conscients du but de l’évolution humaine, les entreprises recommenceront à penser au long terme.

L’obsolescence planifiée (la conception d’objets destinés à tomber en panne au bout d’un certain temps) sera remplacée par une nouvelle éthique : on fabriquera des produits qui dureront des dizaines d’années, au coût le plus bas possible, parce que, encore une fois, notre évolution nous entraîne vers une économie où nos besoins matériels seront satisfaits par une production automatisée et accessible gratuitement, tandis que notre attention se portera sur l’échange d’informations spirituelles.

Bien entendu, comme nous l’avons déjà signalé, tout cela ne sera possible qu’à la condition de découvrir une source d’énergie bon marché et renouvelable, et des matériaux peu chers et durables. Selon de nombreux scientifiques, nous semblons nous rapprocher de la fusion froide. Bien que l’affrontement des paradigmes fasse encore rage autour de cette découverte (la fusion froide paraît fonctionner selon des modalités défiant nos anciennes théories physiques), notre intuition suggère que nous finirons par trouver une source d’énergie illimitée et renouvelable.

Certaines grandes entreprises, largement engagées dans la production de gaz et de pétrole, se battront évidemment contre ce développement. Mais l’influence des individus inspirés qui travailleront à faire triompher la vérité sera irrésistible. Les scientifiques découvriront que c’est exactement le domaine qui donne à leurs vies le plus de sens et un véritable objectif, et les journalistes conscients diffuseront l’information vers le public avant qu’elle ne soit escamotée.

Les emplois et les métiers.

Notre Vision du Monde nous montre que tous les emplois, tous les métiers vont se transformer. Dans de nombreux domaines de l’activité sociale, des associations sont en train de se créer pour contrôler les normes éthiques. Dans les professions médicales, par exemple, des associations de praticiens travaillent à promouvoir des techniques préventives conçues pour éviter les maladies avant qu’elles ne se déclarent, au lieu de simplement réagir par des médicaments, voire des opérations chirurgicales superflues[96].

Des réformes similaires sont en cours dans le domaine juridique. Les avocats sont très bien placés pour aider à résoudre les conflits, pour apporter des solutions où les deux parties sont gagnantes. Malheureusement, l’opinion a fait l’expérience inverse avec la plupart des hommes de loi, en constatant qu’ils enveniment souvent la situation, poussent à intenter des procès inutiles et aggravent le plus possible les problèmes entre les parties, simplement pour augmenter leurs honoraires. Peu de professions sont plus mal vues aux États-Unis. Mais il existe aujourd’hui des associations de juristes qui se consacrent à réformer ces pratiques corrompues[97].

Tous les emplois, tous les métiers évolueront de cette façon. Les comptables deviendront des professeurs qui nous enseigneront à gérer l’argent de plus en plus efficacement. Les exploitations familiales et les entreprises agricoles pratiqueront l’agriculture biologique, qui préserve les sols, apporte des vitamines et des minéraux dans leurs produits et leur épargne la pollution des résidus chimiques de pesticides. Les patrons de restaurant serviront de la nourriture hautement énergétique, saine, dont la qualité nutritionnelle aura été préservée. Les journalistes s’écarteront du sensationnalisme et s’orienteront vers une vision plus spirituelle de la réalité. L’industrie du bâtiment et les promoteurs immobiliers épargneront les dernières zones naturelles et en restaureront d’autres. Nous voudrons tous vivre aussi près que possible d’une zone inhabitée hautement énergétique et disposer de plus en plus de parcs verdoyants et de lieux de promenades aux alentours des centres d’activité commerciale. Chaque institution finira par évoluer vers un rôle de service développé, assistant partout la nouvelle conscience spirituelle.

Fusionner les dimensions.

Notre Vision du Monde montre que les êtres humains vont continuer à augmenter leur niveau d’énergie personnelle. Nous serons guidés dans l’évolution de nos pratiques et de nos objectifs, et dans la transformation de nos rôles professionnels, par des moments synchronistiques qui nous feront passer à des niveaux d’énergie et d’inspiration de plus en plus élevés.

Plus l’énergie des gens croîtra, plus les niveaux d’énergie s’élèveront dans la culture, et plus la durée de la vie s’allongera. Tandis que nous stabiliserons le niveau de la population mondiale, des couples inspirés s’abstiendront d’engendrer des enfants pour adopter des orphelins venus du monde entier.

À la longue, nous aurons progressivement automatisé la production des biens nécessaires à notre subsistance, replanté les forêts épuisées, et rendu une grande partie de la terre à la vie sauvage. Nous vivrons dans des maisons qui peuvent durer indéfiniment, alimentées en énergie inépuisable. Notre mission sera alors de nous consacrer à la croissance spirituelle et à l’augmentation de notre énergie personnelle. Les moments synchronistiques susciteront encore plus d’inspiration quand nous nous retrouverons le long d’allées boisées ou sous un chêne multiséculaire au bord d’une rivière. Ces rendez-vous inconscients se produiront exactement au moment voulu pour permettre à notre vie d’évoluer vers un niveau supérieur d’énergie.

Le contact avec les anges et les personnes aimées qui se trouvent déjà dans l’Après-Vie s’intensifiera, renforçant une tendance déjà en cours[98]. La mort sera reconnue comme un simple passage vers une dimension de plus en plus familière et non menaçante. Et finalement, les schémas des énergies quantiques de notre corps passeront à des niveaux supérieurs, nous permettant de prendre une forme purement spirituelle. Nous nous tiendrons là où nous serons, près du fleuve ou sous le vieux chêne, mais nous verrons ce que nos corps ont toujours été, de la lumière pure.

À ce point, enfin, illuminés par notre Vision du Monde, nous pourrons embrasser le but complet de notre voyage historique sur terre. Aspects de la conscience divine, nous sommes venus pour dévoiler lentement la conscience spirituelle de l’Après-Vie dans cette dimension. Du big bang aux atomes et molécules organiques complexes, des organismes monocellulaires végétaux et animaux aux êtres humains, nous n’avons cessé d’avancer. À travers le labeur de milliers de générations, et de millions d’individus suffisamment courageux pour communiquer leurs vérités inspirées, nous avons patiemment oeuvré pour vivre une conscience que nous connaissions, mais que notre forme humaine devait redécouvrir.

Notre but principal a été d’élever notre niveau d’énergie au point où nous pourrons nous promener dans l’Après-Vie, ce qui fusionnera fondamentalement les deux dimensions. Nous constaterons que les anges et les autres âmes ont toujours été là, un peu au-delà de la limite de notre champ de vision, travaillant infatigablement pour nous aider à atteindre le niveau de conscience qui dissoudra ce voile.

Conserver la vision.

Il suffit de jeter un regard autour de nous pour constater qu’en cette fin du XXe siècle nous n’avons pas encore atteint notre but prédestiné. En fait, ce livre paraîtra à beaucoup de lecteurs trop idéaliste, voire fantaisiste. Les postulats et les craintes de la vieille vision matérialiste du monde se rappellent à nous, nous enfermant dans l’illusion que rien ne peut advenir d’aussi extraordinaire, et nous leurrant avec la fausse sécurité du scepticisme et de la dénégation.

Nous sommes devant un défi : nous devons mettre notre conscience en action, garder la foi. Toutes les avancées dans l’Histoire sont dues à des individus héroïques qui allaient de l’avant, avec parfois des chances infimes de réussite. Plus que jamais, nous nous trouvons à une croisée des chemins. Au cours des années à venir, la science va achever sa redéfinition de l’univers extérieur et notre relation avec lui, et cela confirmera l’incroyable étendue de nos capacités créatrices.

Nous sommes, par essence, des champs conscients d’intention, et ce que nous pensons savoir, ce en quoi nous croyons, rayonne vers l’extérieur, et touche chacun de l’intérieur. Cela atteint même le cosmos qui, dans une large mesure, nous offre l’avenir que nous voulons imaginer. Tandis que notre conscience de cette capacité grandit, notre puissance augmentera, nos décisions éthiques en sortiront renforcées.

Sur la terre du futur, nous pourrons manifester presque tout ce dont nos ego auront rêvé, c’est pourquoi il nous faut, plus que jamais, être prudents dans ce que nous souhaitons. Nous devons surveiller nos pensées parce que des images négatives peuvent faire autant de dégâts que des balles perdues. Heureusement que tous les grands mystiques de l’Histoire, ainsi que nos Écritures les plus sacrées, nous ont soigneusement mis en garde : il faut toujours nous référer à notre sagesse spirituelle intérieure pour reconnaître notre itinéraire dans la vie. Chacun de nous doit trouver sa propre confirmation d’une Vision du Monde qui ne découle pas de la peur ou de l’obsession de l’abondance, mais de notre mémoire la plus profonde.

Lorsque nous avons retrouvé cette vision, le travail passionnant commence. Non seulement elle nous centre et nous donne du courage pour accomplir nos missions individuelles, mais elle nous mène jusqu’au point le plus élevé de notre nouvelle conscience spirituelle, où elle peut servir de base à tout ce que nous entreprenons. Pour rester centré sur cette conscience, pour la vivre chaque jour, il suffit de maintenir cette vision intérieure.

Avant de sortir de chez nous, nous devons trouver cet espace, cette attitude spirituelle, nous permettant de vivre ce que nous savons. Le pouvoir de la foi est réel. Chaque pensée est une prière et si la vision de la nouvelle conscience spirituelle habite notre esprit chaque jour, chaque instant, tandis que nous interagissons avec le monde, la magie de la synchronicité s’accélérera pour tous et le destin dont nous avons l’intuition dans nos coeurs deviendra une réalité.


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[26] Ibid.

[27] M. Kaku, op. cit.

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[37] L. Dossey, Recovering the Soul, op. cit.

[38] L. Dossey, Ces mots qui guérissent, op. cit.

[39] L. Dossey, Recovering the Soul, op. cit.

[40] Ibid.

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