Un 3ème œil sur la réalité

James Redfield – La Vision des Andes – 9 : Vivre la nouvelle éthique interpersonnelle.

James Redfield – La Vision des Andes – 9 : Vivre la nouvelle éthique interpersonnelle.

Comme Marshall McLuhan l’a montré dans son livre phare The Medium is the Message[65], l’explosion des médias a contribué, entre autres, à réduire les dimensions psychologiques de la planète. Avec la télévision, la radio et les ordinateurs, le monde semble maintenant plus limité qu’il ne l’a jamais été dans l’histoire humaine. Il suffit d’effleurer quelques touches pour assister en direct à des événements qui sont en train de se produire à l’autre bout de la planète.

Au niveau local, cette communication planétaire a pour effet de rendre beaucoup plus précise notre interprétation des mots et des expressions, même d’une langue à l’autre. Au fur et à mesure que notre monde se rétrécit, nous devenons plus homogènes, et nous approfondissons notre compréhension les uns des autres.

Il y a un peu plus d’une vie humaine, à peine cent vingt ans, les duels étaient autorisés dans certaines régions des États-Unis. Un mot malheureux, l’emploi d’une expression parfaitement acceptée dans un autre État suffisaient à générer un sentiment d’affront et à justifier un crime.

Les erreurs de ce genre deviennent de plus en plus rares parce que les cultures locales et les zones voisines ont de meilleures relations qu’autrefois et se comprennent mieux. Certains esprits critiques déplorent que la télévision rabote nos différences régionales, et la diminution de cette diversité est certes un problème, mais les médias modernes ont aussi servi à nous montrer tels que nous sommes, et contribué ainsi à nous rapprocher les uns des autres. En homogénéisant le sens des mots utilisés à l’intérieur de chaque pays et même, jusqu’à un certain degré, à l’échelle de la planète, nous réussissons à pénétrer dans l’esprit d’autrui mieux que jamais. Plus notre capacité de dialogue s’approfondit, plus la fréquence des coïncidences s’accroît.

La spiritualité imprègne nos conversations quotidiennes.

La plupart des messages synchronistiques nous viennent des autres. Comme le dit un vieux proverbe populaire : « Le professeur apparaît lorsque l’élève est prêt. » En d’autres termes, si nous sommes ouverts et vigilants, quelqu’un apparaîtra dans notre vie pour nous communiquer une vérité dont nous avons besoin à ce moment précis. Nous ne pouvons percevoir ces informations que si nous veillons à analyser nos rencontres, en prenant naturellement des précautions élémentaires.

Deux chemins peuvent se croiser de façon synchronistique à tout moment, mais cela n’aura en général pas lieu avant que nous ayons nous-mêmes envie de prendre l’initiative. Revenons à l’exemple du chapitre précédent : vous avez l’intuition d’aller à une conférence sur les plantes et recevez des informations sur les possibilités d’emploi dans ce domaine. Après la conférence, coïncidence typique, vous vous trouvez assis dans un restaurant, non loin de l’orateur.

Combien de fois une telle rencontre se produit-elle sans qu’aucune des parties ne sache mettre l’occasion à profit ? Trop souvent. À mon avis, le fait que notre compréhension mutuelle soit en train d’augmenter contribue cependant à modifier cette situation. Plus nous comprenons l’objectif supérieur de l’évolution, plus nous prenons soin de partager notre vérité personnelle avec autrui.

Vous êtes donc au restaurant, près du conférencier. Face à une telle coïncidence, maintenant vous devez logiquement prendre l’initiative de parler de ce qui est en train de se produire, honnêtement et ouvertement, mais pas d’une manière agressive. Dites, par exemple : « J’ai entendu votre conférence aujourd’hui. Je l’ai trouvée passionnante, parce que j’envisage de trouver un emploi pour aider à sauver les espèces végétales menacées. »

Le conférencier vous donnera peut-être une nouvelle piste, du genre : « Je me tiens au courant des possibilités de plus en plus intéressantes dans ce secteur grâce à Botanical Update. Connaissez-vous cette revue ? » Une telle conversation vous amènera à vous procurer un exemplaire de cette publication, qui contiendra sans doute encore davantage d’informations.

L’importance d’élever spirituellement les autres.

Mais que se passe-t-il si, après avoir rencontré quelqu’un de façon synchronistique, aucun message ne se dégage clairement, ou que, plus vraisemblablement, ces messages sont bloqués par la peur ou par un mécanisme de domination ? D’abord, nous pouvons entrer en nous-mêmes pour essayer d’accroître notre niveau d’énergie, et nous concentrer sur l’amour, la légèreté et la connexion avec l’environnement.

De ce niveau d’énergie supérieur, nous pouvons considérer d’un oeil neuf la personne avec laquelle nous discutons. Comme nous l’avons expliqué dans un chapitre précédent, lorsque nous sommes en présence d’une technique de manipulation, nous devons d’abord envoyer de l’énergie et de l’amour à notre interlocuteur en nous concentrant entièrement sur lui. Nous envoyons ainsi de l’énergie spirituelle à son moi supérieur ; cela lui permet de se détacher un peu des conceptions rigides inspirées par son mécanisme de domination.

Les traditions mystiques ont beaucoup à nous apprendre en ce domaine[66]. Le visage de quelqu’un, avec ses traits, ses contours et ses ombres, ressemble à ces taches d’encre que l’on utilise dans les tests psychologiques. Nous percevons de nombreuses expressions sur le visage d’un interlocuteur, et elles reflètent notre propre attitude par rapport à lui. Si notre mécanisme de domination nous prépare à ne rencontrer que des personnes intimidatrices, effacées ou indifférentes, nous aurons affaire à des individus présentant cette apparence. En fait, la personne à laquelle nous nous adresserons commencera par se sentir de cette humeur, elle parlera peut-être même de façon menaçante, timide ou indifférente, et dira plus tard qu’elle a eu l’impression d’être obligée d’endosser un rôle durant cette conversation.

Souvenez-vous : l’univers réagit à nos intentions. Nos pensées et nos croyances rayonnent autour de nous comme des prières adressées à l’univers, et celui-ci essaie de nous envoyer ce que nous semblons lui demander. Nous devons conserver notre énergie à un niveau élevé et utiliser le pouvoir de nos intentions de façon positive.

Mais comment y parvenir ? Comment diriger cette nouvelle attention vers un autre être humain ? Quand vous observez quelqu’un, vers quoi dirigez-vous votre regard ?

Concentrez-vous sur la totalité du visage en adoptant une attitude d’ouverture. Si vous êtes attentif, lorsque l’autre parle, vous verrez son moi supérieur, l’expression particulière qui reflète sa conscience et son savoir spirituels. Cette idée se retrouve dans plusieurs traditions religieuses qui affirment qu’on peut apercevoir la lumière divine, le Christ, ou le génie, se refléter sur un visage. Quoi qu’il en soit, si vous vous adressez au moi supérieur, au génie de l’autre, en projetant de l’amour, il prendra progressivement conscience de son moi profond à votre contact, et le percevra peut-être pour la première fois.

Abordons maintenant la façon d’élever consciemment autrui. Un nombre croissant d’entre nous pratiquent cette méthode. Nous savons depuis des milliers d’années qu’il est important de s’aimer les uns les autres parce qu’il peut en résulter de grandes transformations. Nous apprenons désormais comment transmettre cet amour grâce à la spiritualité.

Aimer autrui n’est pas une simple question de gentillesse. Il existe une méthode psychologique précise pour aimer les autres, méthode qu’il faut appliquer avec un objectif et des intentions spéciaux. Cette éthique est pourtant totalement égoïste : en effet, sa pratique nous procurera, à travers ces rencontres, davantage que ce que nous y apporterons. Quand nous nous efforçons d’élever spirituellement les autres, nous les aidons à prendre conscience de leur moi supérieur, de leur raison d’être. À cette occasion, ils peuvent évoquer un sujet, projet, solution, plan, qui nous fournit un message synchronistique, celui-là même que nous attendions peut-être.

Et cela nous apporte un autre bienfait personnel : notre niveau d’énergie s’accroît. En envoyant de l’énergie aimante vers les autres, nous sommes les vecteurs d’une énergie divine, comme si l’on versait un liquide dans une tasse jusqu’à ce qu’il déborde dans d’autres. Lorsque nous nous sentons séparés de notre énergie, le fait d’élever spirituellement quelqu’un d’autre nous aide souvent à retrouver rapidement notre connexion intérieure avec le divin.

Élever spirituellement les membres d’un groupe.

Ce processus connaît un saut qualitatif quand nous le pratiquons collectivement. Imaginez ce qui arrive quand les membres d’un groupe interagissent tous avec cette intention. Chaque personne se concentre sur le moi supérieur, le génie, la lumière qui illumine le visage de ses voisins, et tous se rendent la pareille.

Ce processus est une affaire d’intention, qui débute dès que le groupe commence à interagir. Au moment où la première personne commence à parler, chacun des participants essaie de trouver l’expression du moi supérieur sur son visage et se met à se concentrer sur elle, en émettant de l’énergie et de l’amour. Le sujet sent alors un flux d’énergie lui parvenir, son bien-être et sa lucidité s’accroissent. L’effet est cumulatif au sein du groupe, puisque le membre du groupe qui reçoit cette énergie l’ajoute à la sienne et renvoie cette nouvelle énergie vers ses voisins, qui sentent à leur tour qu’ils peuvent émettre un flux d’énergie accru et le renvoient de nouveau, etc. L’énergie du groupe suit donc un cycle d’amplification permanente.

Cet accroissement systématique de l’énergie de chacun représente le potentiel spirituel de tout groupe humain. La Bible fait allusion à ce phénomène dans le passage où le Christ affirme : « Là où deux et plus sont rassemblés en mon nom, alors je suis au milieu d’eux. » Se relier à l’énergie divine et en augmenter l’intensité, tel est le véritable objectif des réunions de groupe. Peu importe qu’il s’agisse d’une rencontre de paroissiens ou d’une équipe de travail, ce processus peut amener la puissance créatrice des individus concernés à des niveaux incroyablement élevés.

La dynamique d’un groupe idéal.

Imaginons que chacun des membres d’un groupe idéal se représente les niveaux potentiels d’énergie à sa portée. Chaque participant veille à rester centré, à conserver sa liaison intérieure avec l’énergie et l’amour divins. Il doit aussi être conscient de son objectif existentiel et de ses préoccupations actuelles. Il lui faut enfin se mettre dans un état de grande disponibilité vis-à-vis des coïncidences.

Dès que quelqu’un commence à parler, les autres se concentrent délibérément sur l’expression du moi supérieur qu’ils peuvent déceler sur son visage. Ils sont ainsi certains de lui envoyer de l’amour et de l’énergie pour l’élever spirituellement. Lorsque la première intervention est terminée, l’énergie se dirige naturellement vers la personne suivante. Ce déplacement occasionne chez la plupart des participants une baisse d’énergie. Mais le nouvel intervenant pressenti sent l’inspiration affluer en lui au moment où une idée ou une vérité lui vient à l’esprit.

Chacun de nous a, bien entendu, fait cette expérience à de nombreuses reprises. Nous avons soudain quelque chose à dire et, si le groupe est à l’unisson, cela nous donne l’occasion d’apporter notre contribution. Dans notre groupe idéal, les membres sauront intuitivement qui doit prendre ensuite la parole et déplaceront ensemble leur attention vers lui.

Problèmes courants dans les groupes.

Cette transition d’un participant à l’autre peut se révéler délicate lorsque plusieurs personnes veulent prendre la parole en même temps. Lorsque cela se produit, cela signifie que l’un des intervenants n’est pas en phase avec les autres. Son attention est insuffisante, ou il essaie de lancer une idée qui lui est venue précédemment. Lorsqu’une inspiration inopportune est introduite dans la discussion, le groupe ressent un léger relâchement de l’énergie et perçoit que cette intervention a modifié de façon non pertinente le sujet. Il y a toujours un intervenant plus approprié, quelqu’un ayant l’intuition juste qui permet d’approfondir le sujet en cours et de l’orienter dans une direction productive.

Ceux qui monopolisent la parole.

D’autres problèmes peuvent entraver le fonctionnement d’un groupe. Par exemple, lorsqu’un intervenant garde la parole plus longtemps que nécessaire. Cela se produit en général de la façon suivante : le groupe évolue très bien, chaque participant a l’intention d’envoyer autant d’énergie que possible vers autrui. Puis, alors que l’énergie commence à se déplacer naturellement vers un autre, l’intervenant ne le remarque pas et continue sur sa lancée, en pensant à certaines choses qu’il a envie de dire, bien que l’attention du groupe faiblisse.

Les participants sentent que le groupe s’écarte du flux d’énergie et commencent en général à s’agiter. Dans les cas extrêmes, la situation peut dégénérer en affrontement personnel, la confusion amenant plusieurs membres à se disputer la parole, chacun pensant avoir quelque chose de plus intéressant à dire que son voisin.

Celui qui monopolise la parole manque en fait d’assurance. Tant qu’il parle, il se remplit tout naturellement d’énergie et son moral est élevé. S’il s’agit d’un état qu’il ne peut atteindre seul, il hésitera à s’interrompre parce que l’énergie du groupe lui est fort agréable. Il se cramponne pour essayer d’attirer l’attention, de capter l’énergie des autres, aussi longtemps que possible. Cette forme assez répandue d’insécurité signifie simplement que cette personne devrait apprendre à renforcer son énergie intérieure, et à donner de l’énergie plutôt qu’à en recevoir.

Pour que quelqu’un cesse de monopoliser la parole, il faut d’abord qu’il reconnaisse cette mauvaise habitude. Si chacun voit clairement ce qui est en train de se passer, l’écueil peut être évité avec un minimum de dégâts pour le groupe. L’idéal étant, bien sûr, que l’intervenant s’aperçoive du problème et s’interrompe de lui-même. Sinon, celui qui a senti que l’énergie s’orientait vers lui peut demander, de façon diplomatique : « Pourrait-on revenir au point que tu as abordé précédemment ? J’aimerais faire un commentaire à ce propos. » Si celui qui a la parole ne le permet pas, d’autres membres peuvent à leur tour intervenir pour orienter enfin l’énergie vers la personne adéquate.

L’obstruction.

Cette attitude, qui déstabilise fréquemment un groupe, provient aussi de l’insécurité de quelqu’un qui essaie d’attirer l’énergie et l’attention en contredisant systématiquement les autres. Elle a de nombreuses causes, mais se manifeste souvent à la suite d’un commentaire que l’un des participants émet sur un sujet particulier. Un élément de la personnalité d’un autre membre peut également déclencher une réaction[67].

L’obstruction se manifeste au moment où l’un des participants intervient pour contredire l’intervenant, alors que le groupe est en train de progresser. Si les membres qui expriment un tel désaccord sont dans le flux véritable de l’énergie, les autres déplacent leur attention vers l’argumentation du nouvel intervenant. Mais le blocage se produit lorsqu’un participant prend la parole sans que l’énergie se soit déplacée, le sentiment général du groupe étant que l’obstructeur a provoqué une interruption.

Autre symptôme : un participant continue à émettre des objections, répète à plusieurs reprises ses arguments, alors que d’autres membres du groupe ont pris la défense du premier intervenant. En général, celui qui se livre à une première tentative d’obstruction ne cesse de recommencer, afin d’attirer sans cesse l’attention. L’obstruction pose de graves problèmes dans un groupe parce qu’elle peut empêcher tout progrès.

Comme dans le cas de celui qui monopolise la parole, il faut s’opposer avec diplomatie à celui qui avance sans cesse des objections. Si le blocage est général, n’importe qui peut intervenir. Mais si la difficulté est circonscrite à un individu précis, la personne visée est parfois en meilleure position pour faire face à la situation, en tout cas au début.

Comme dans le cas d’un mécanisme de domination, la difficulté doit être abordée franchement et explicitement. Il vaut mieux effectuer la mise au point en privé, en dehors du groupe. Si cette démarche demeure sans effet, alors discutez le problème devant tout le monde. Si les membres sont suffisamment conscients, vous éviterez les réactions violentes et les reproches.

La passivité.

Dans ce cas de figure, l’énergie collective se déplace vers quelqu’un qui refuse de prendre la parole. Cela se manifeste par une baisse d’énergie, une pause dans le flux. Le groupe est engagé, par exemple, dans une conversation fructueuse, a beaucoup avancé, lorsque soudain l’énergie dirigée vers l’intervenant décline et se déplace vers un autre participant. Mais celui-ci garde le silence. Les participants échangent des regards gênés, quelqu’un fait signe à celui qui devrait intervenir et regarde dans sa direction, mais rien ne se produit. Le sujet concerné ne dit pas un mot.

Nous avons tous plus ou moins connu des situations où une sensation de passivité nous a bloqués. Par exemple, nous participons avec intérêt à un groupe, nous écoutons attentivement, puis nous sentons une bouffée d’énergie au moment où une idée, une intuition ou une précision nous vient à l’esprit à propos du sujet en discussion. Une pause se produit à l’instant où l’énergie s’oriente vers nous, mais nous hésitons au moment de prendre la parole.

Ce genre d’incident nuit à l’efficacité d’un groupe. Chaque membre doit intervenir au bon moment si l’on veut maintenir le flux global d’énergie. Le résultat final, la « productivité  » d’un groupe peuvent être considérablement limités, même si une seule personne se réfugie dans la passivité. Ce problème provient bien sûr d’un manque de confiance en soi chez l’individu en question, mais aussi entre les membres du groupe. On peut prévenir la passivité ou la réduire à son minimum simplement en s’assurant que les participants sont à l’aise les uns avec les autres, ou en ralentissant le rythme du groupe.

Lorsque de nombreux participants sont inspirés, la discussion progresse parfois trop vite, laissant insuffisamment de temps à chacun pour s’exprimer. Si ce rythme est consciemment bridé, les membres les plus timides, ou qui ne sont pas habitués au travail en groupe, ont le temps d’intervenir.

Il nous est tous arrivé de monopoliser la parole, de faire obstruction ou d’être passif à un moment ou à un autre. Mais le fait d’être conscient de ces écueils dans une dynamique de groupe peut nous aider à les éviter. Tout accroc dans cette dynamique peut être dépassé si ses membres restent vigilants et discutent ouvertement des difficultés qu’ils perçoivent.

Les groupes d’entraide.

Beaucoup d’entre nous participent à de tels groupes[68]. Les bienfaits sur le plan spirituel en sont nombreux. Ces regroupements s’occupent soit de problèmes de dépendance (alcoolisme, drogues, codépendance, boulimie ou achats compulsifs), soit de questions comme les rapports parents-enfants, la solitude, la mort, la séparation, le divorce, ou la recherche d’un travail adéquat.

Il existe également un type plus général de groupe d’entraide, qui poursuit des buts plus positifs et novateurs. Ce genre de groupe se concentre sur le développement de la créativité, de l’intuition et des coïncidences. Ils permettent à leurs participants d’exprimer et de vérifier la réalité de leurs perceptions et rêves spirituels. Ces groupes visent à maintenir l’énergie des participants à un niveau élevé, de façon qu’ils puissent s’entraider pour augmenter ensemble leur énergie et leur perception.

Les soins et la santé.

Beaucoup de ces groupes s’intéressent à la santé de leurs participants. Par exemple, chacun se place tour à tour au milieu du cercle tandis que les autres projettent vers lui de l’énergie et des intentions de guérison, en visualisant les atomes de son corps en train de vibrer en parfaite harmonie. Comme cela a été démontré scientifiquement, cette intention collective concentrée peut mobiliser une force de prière qui a une efficacité réelle.

Si vous êtes déjà membre d’un groupe d’entraide, je vous recommande d’intégrer cette procédure dans votre discussion, de façon régulière. Formez simplement un cercle et que chacun se place au centre, tour à tour, pour être irradié d’intentions favorables à sa santé. Cette pratique ne doit évidemment jamais se substituer à la consultation d’un médecin, quand elle est nécessaire, mais elle contribue à soutenir l’énergie de santé.

Trouver un groupe.

Si vous n’êtes pas encore intégré à un groupe, cette préoccupation deviendra peut-être importante pour vous un jour. Soyez dès lors vigilant, une coïncidence devrait placer le bon groupe sur votre chemin. Souvenez-vous, cependant, que le travail pour maintenir votre énergie à un niveau élevé contribuera à améliorer le fonctionnement collectif. Si vous rejoigniez un groupe en manquant d’assurance, vous le considéreriez avant tout comme une source d’énergie. Et vous seriez alors plus intéressé à recevoir qu’à donner. Les autres participants ressentiraient cette dépendance qui se manifesterait par un drainage de leur énergie.

Vous pouvez devenir conscient de votre mécanisme de domination et découvrir votre vérité fondamentale dans le cadre d’un groupe, à condition que celui-ci décide de vous aider. Le dialogue dans un groupe est également bénéfique lorsque vous examinez la préoccupation actuellement au centre de votre vie, explorez vos intuitions, interprétez vos rêves ou analysez le sens particulier d’une coïncidence.

Une fois que vous êtes prêt et pouvez entretenir ce niveau d’énergie, le meilleur groupe possible se présentera en général de lui-même. J’ai pourtant rencontré des gens qui semblaient prêts mais ne parvenaient pas à en trouver un. À mon avis cela signifiait qu’ils étaient appelés à en créer un. Cela peut vous paraître difficile, mais il suffit de vous présenter comme le fondateur d’un groupe et de rester vigilant. Vous vous retrouverez bientôt, dans une épicerie ou dans un centre commercial, en train de parler à quelqu’un qui signalera en passant qu’il cherche un tel groupe, lui aussi. Et soudain, il sera formé.

La relation amoureuse.

Du point de vue de notre nouvelle éthique interpersonnelle, il n’y a pas d’enjeu plus important que la manière de mener une relation amoureuse. À la lumière de la nouvelle conscience spirituelle, nous semblons reposer l’éternelle question : comment faire durer nos relations amoureuses? Pourquoi l’amour se termine-t-il et dégénère-t-il souvent en une complexe lutte pour le pouvoir ?

Habituellement, les débuts d’une expérience amoureuse sont assez faciles. Nous jetons un coup d’oeil autour de nous et bing ! la personne de nos rêves se tient là, devant nous. La première discussion avec elle le confirme. À la différence des attirances unilatérales, que nous avons tous connues, celle-ci semble promise à un bel avenir. Le sentiment éprouvé est réciproque. Nous nous trouvons d’innombrables valeurs et goûts communs.

Et l’émotion ! L’amour déborde, et la relation sexuelle est tendre et passionnée. Nous en venons à ne plus voir que cette personne, voire à l’épouser, en faisant des projets à très long terme. Pour la première fois depuis longtemps, nous nous sentons comblés, et nous disons même que nous avons trouvé notre alter ego, la personne qui rend notre vie digne d’être vécue.

Et puis un incident se produit. Un jour, nous effectuons un petit bilan et constatons que notre couple ne colle pas vraiment. Notre partenaire a un comportement qui ne semble pas cadrer avec l’esprit de cet amour. Il ne nous accorde plus la même attention qu’au début. Ou nous comprenons que, dans notre enthousiasme effréné, nous ne nous sommes pas rendu compte qu’il ne nous en a jamais accordé suffisamment. Et, surpris, nous découvrons que notre partenaire a lui aussi des griefs à notre égard et critique notre personnalité et notre comportement. Chaque membre du couple commence à se protéger, et une classique lutte de pouvoir s’engage.

La lutte pour l’énergie.

Grâce à la nouvelle conscience spirituelle, nous savons désormais ce qui se passe. L’amour meurt et se transforme en une lutte de pouvoir parce que chaque partenaire commence à dépendre de l’énergie de l’autre, plutôt que de sa propre connexion intérieure avec le divin.

Examinons la façon dont ce problème naît habituellement. D’après la vieille vision matérialiste du monde, un petit garçon grandit avec une mère qui prend soin de lui, le nourrit et lui assure la sécurité. Le père, quant à lui, se montre plus exigeant : son fils doit aussi apprendre la dure réalité du monde pour devenir un homme. Dans l’esprit du petit garçon, la mère prend l’allure d’un personnage magique. Il la tient peut-être à distance si elle se montre trop étouffante, mais il s’attend à sa présence, au sens psychologique, chaque fois que son niveau d’énergie baisse.

Une petite fille est également choyée par sa mère. Mais celle-ci lui apparaît comme une personne exigeante, investie d’une lourde responsabilité : elle doit apprendre à sa petite fille ce qu’est le rôle d’une femme. Le père, au moins durant les premières années, représente une figure magique qui aime sa fille à la folie et la met sur un piédestal. Dans ses rêves, il lui procure toujours un sentiment de sécurité.

Cette division stéréotypée des rôles et des comportements perçus nous affecte irréversiblement. Nous avons beau dire qu’elle n’a plus de sens dans le monde moderne, le conditionnement psychologique inconscient de l’espèce influence souvent les relations amoureuses et suscite des conflits pour l’énergie. Les deux partenaires se mettent à se trouver des défauts et à être insatisfaits l’un de l’autre parce que chacun a besoin de plus que ce que l’autre pourra jamais lui offrir.

Au moment où nous tombons amoureux, nous associons nos énergies d’une manière qui nous procure un sentiment de plénitude. Notre compagnon (ou compagne) nous rappelle non seulement nos parents mais les sentiments positifs qu’ils nous inspiraient. Notre imagination projette sur l’autre, être imparfait, l’illusion magique que nous avons éprouvée avec notre père ou notre mère durant notre enfance. Nous ne voyons donc jamais le conjoint tel qu’il est en profondeur, mais sous les traits de notre fantasme préféré.

Plus la relation se développe, plus l’état amoureux se dissipe, chacun échouant à se conformer à l’image enchantée que l’autre a projetée sur lui. L’homme gère mal son budget, perd son travail ou rentre tard parce qu’il est allé assister à un match. La femme n’est pas là pour prendre soin de lui lorsque les choses vont mal. La bulle de perfection menace d’éclater.

Dans certains cas, la déception est si profonde que nous décidons de mettre au plus vite un terme à cette relation, de rencontrer un autre amour idéal qui ne nous laissera pas tomber. Mais cela revient à recommencer un cycle de déceptions. Dans d’autres cas, les amants restent ensemble mais s’enferment dans les schémas répétitifs de leurs mécanismes de domination.

Désormais, grâce à l’expansion de notre conscience, nous avons d’autres choix. Nous pouvons décider d’agir en accord avec la dynamique de l’énergie qui sous-tend ces problèmes.

Intégrer le masculin et le féminin.

Jusqu’à présent, nous n’avons parlé des expériences mystiques ou transcendantales que comme d’une manière d’établir une connexion avec l’énergie divine sous la forme d’une seule vague d’énergie que nous appréhendons comme amour, lumière et sécurité. C’est ce qu’elle est, mais, quand nous la rencontrons, elle a aussi des caractéristiques à la fois masculines et féminines. Car Jung et d’autres psychologues célèbres ont montré dans leurs études sur la nature archétypale de notre psyché que, pour être ouverts à tout le potentiel de la conscience transpersonnelle, il nous faut devenir conscients des aspects masculin et féminin de notre moi supérieur et les intégrer[69].

L’homme doit trouver, courtiser et enfin assimiler à son être l’énergie de la femme nourricière, pour se relier à son énergie divine intérieure. La femme, quant à elle, doit découvrir le pourvoyeur, le protecteur, le mâle audacieux qui réside en elle.

La lutte de pouvoir entre l’homme et la femme apparaît ainsi pour ce qu’elle est : le symptôme d’un vaste problème que notre société qualifie d’un terme flou, la codépendance[70]. Quand deux personnes se rencontrent et s’éprennent l’une de l’autre, elles mêlent en fait leurs champs d’énergie d’une façon qui leur apporte la part qui leur manquait, masculine ou féminine. Et elles commencent à dépendre de cette énergie. Au fur et à mesure que se développe cette relation, chacun se met à douter de l’autre, et le niveau d’énergie s’effondre. Les deux partenaires retombent dans leurs mécanismes de domination respectifs, en essayant de capter de l’énergie.

Si nous voulons réussir à établir des relations durables, et non vivre de simples trêves ponctuant une guerre froide permanente, il nous faut comprendre la dynamique de l’énergie qui est mise en jeu, avant de nous engager dans une histoire d’amour. Nous devons découvrir l’énergie du sexe opposé qui gît en nous avant d’espérer pouvoir entamer une relation durable. En un sens, atteindre l’équilibre entre l’homme et la femme qui sont en nous doit devenir un des rites de passage de l’adolescence, aussi important que l’admission à l’université ou l’obtention du permis de conduire. Aucun d’entre nous ne peut avoir une relation de qualité avant d’acquérir une certaine assurance spirituelle et un sentiment de complétude intérieure.

Se sentir bien tout seul.

Comment savoir si vous avez réalisé cet équilibre d’énergie masculine et féminine et si vous avez suffisamment d’assurance ? Si vous vous sentez sécurisé et productif lorsque vous êtes seul, cela est à mon avis un signe. En clair, vous n’avez pas besoin de la présence d’un colocataire, ni d’être relié en permanence à d’autres gens. Vous vous sentez bien en préparant vos repas, vous êtes capable de les déguster non pas à grandes lampées debout devant la cuisinière, mais avec élégance, à la lueur d’une chandelle, sur une table que vous avez entièrement disposée. Vous organisez de temps en temps une sortie en solitaire, pour aller voir un film, prendre un verre, vous inviter à dîner, comme vous le feriez pour quelqu’un que vous aimez.

De la même façon, vous devez prendre soin de vous-même du point de vue financier, faire des prévisions pour l’avenir, mener vos propres transactions et développer vos propres activités de loisir. La personne sur laquelle nous devons nous reposer pour atteindre la plénitude, c’est le divin que nous découvrons en nous. Cela n’est ni faire preuve d’égoïsme ni se mettre en retrait, ou se détacher de la société. Nos relations avec les autres ne seront saines que lorsque nous aurons assumé toute notre énergie intérieure.

Alors seulement pourrons-nous envisager de vraies relations amoureuses. Comme le souligne Harville Hendrix, thérapeute pour couples, dans Getting the Love You Want et Keeping the Love You Find[71], tant que nous attendrons que notre énergie vienne d’une autre personne, nous serons emprisonnés dans des luttes de pouvoir.

Les relations qui nous révèlent nos problèmes de lutte pour le pouvoir surviennent à la suite de coïncidences significatives et sont en fait des relations sacrées, comme l’atteste A Course in Miracles[72]. L’image de nos dépendances nous revient sans arrêt par le biais d’autres personnes jusqu’à ce que le message passe. Ces relations nous permettent de transcender le besoin que nous en avons, si peu romantique que cela paraisse; nous pouvons ensuite revenir à notre confiance dans notre connexion intérieure avec l’énergie divine, l’amour et la sécurité. Si nous sommes célibataires, des individus viendront à nous pour trouver un(e) partenaire codépendant(e). Si nous changeons souvent de partenaire, nous n’y gagnerons rien. Ce n’est qu’en résistant à de tels rapprochements que nous trouverons du temps pour renforcer notre connexion intérieure et accumuler l’énergie qui nous permettra de découvrir une âme soeur plus adéquate.

Les relations en cours.

Étant donné ces difficultés, que devons-nous faire avec notre partenaire actuel ?

Vous pouvez tenter d’intégrer vos deux énergies sexuées, tout en demeurant dans une relation déjà établie, à la condition expresse que vous et votre partenaire compreniez la dynamique de l’énergie du processus et y travailliez ensemble. Il est beaucoup plus difficile d’entamer le processus tout seul.

Revenez à l’amour chaque fois qu’une lutte de pouvoir éclate. Restez vigilant sur ce qui se passe lorsqu’un conflit débute. L’un des partenaires, au moins, est insatisfait du comportement de l’autre, parce que celui-ci ne parvient pas à se conformer au souvenir du parent idéal ou magique que le premier a projeté sur lui et parce que sa source intérieure d’énergie est trop faible. Nous avons besoin d’une personne qui corresponde à cet idéal, parce que cela permet à notre esprit de se détendre et d’attendre la sécurité de ce partenaire. Cette projection, et toute attitude consistant à se reposer sur quelqu’un d’autre comme s’il était un substitut à l’énergie divine intérieure, ne marche jamais, et tout se termine infailliblement par des luttes de pouvoir.

Revenez à un état d’amour et de sécurité intérieure, même si la bataille suit son cours, et élevez l’autre de toute votre force. Pour cela, il faut avoir fait l’expérience d’une connexion mystique, transcendantale, dans le passé, et se la remémorer. En d’autres termes, le recours à l’amour n’est pas une idée, mais une transformation réelle, où nous cherchons à retrouver une expérience d’amour et de sécurité provenant de l’énergie divine présente en nous. Encore une fois, vous seul pouvez estimer si vous y êtes effectivement parvenu. A Course in Miracles soutient que deux personnes peuvent atteindre cet état au beau milieu d’un affrontement, si elles plongent suffisamment profondément dans l’amour. C’est à mon avis très difficile dans une lutte de pouvoir intense. Beaucoup de gens vivant une relation perturbée envisagent de se séparer, ou du moins de limiter la fréquence de leurs rencontres. Cela ne peut réussir que si les deux partenaires utilisent cette période pour découvrir l’ouverture mystique, la possibilité d’avoir des expériences transcendantales, et insèrent ensuite cette capacité dans leur relation.

Que faisons-nous, cependant, lorsque nous sentons que nous sommes simplement dans une mauvaise relation ? L’abandonnons-nous ? C’est le choix de beaucoup, mais à moins de rechercher la plénitude personnelle avant de recommencer une autre relation, nous ne ferons que répéter le même schéma.

Comment savoir si nous sommes prêts, si nous avons réussi à équilibrer les principes masculin et féminin qui sont en nous ? Certains thérapeutes affirment que notre degré de lucidité ou le niveau d’énergie que nous sommes capables d’atteindre seuls importent peu : nos capacités d’amour intérieur et notre sécurité seront toujours mises à l’épreuve. Ils ont raison. Mais je crois également que l’énergie et le sentiment de sécurité que nous apprenons à puiser en nous sont les deux facteurs de réussite fondamentaux.

L’art d’être parent.

Aucune activité humaine n’est davantage éclairée par la nouvelle conscience spirituelle. Il est capital d’appliquer la nouvelle éthique interpersonnelle dans notre vie. Au fur et à mesure que notre conscience spirituelle s’élargit, notre responsabilité envers nos enfants s’accroît et se précise. De même que nous sommes allés vers nos parents pour apprendre à connaître le monde, de même nos enfants nous ont choisis. Ils veulent apprendre notre façon d’être, la manière dont nous trouvons la réaction adéquate dans les diverses situations, et notre stratégie d’attente qui aide à créer l’avenir. Comme nous le verrons dans les chapitres suivants, cette relation entre les générations détermine à long terme l’évolution humaine et le progrès lui-même. Ce que la société réalise en fin de compte dépend, dans une large mesure, du degré de conscience avec lequel chacun d’entre nous s’engage dans ce processus.

Il est vital de savoir où nous en sommes, au fur et à mesure que notre conscience personnelle s’élargit, pour en faire bénéficier nos enfants. La régression vers la vieille conception matérialiste du monde, héritée de nos parents, nous menace toujours. Nous nous disons qu’un enfant ne peut saisir les complexités de notre développement intérieur. Trop souvent, nous nous focalisons sur le côté matériel et social de la vie, en élevant notre progéniture plus ou moins de la manière dont nous l’avons été.

À nous de trouver les mots simples pour communiquer nos rêves et notre expérience spirituelle à notre progéniture. Un enfant peut comprendre nos idées sur l’énergie intérieure divine, la manière dont fonctionnent les mécanismes de domination et la force des coïncidences. Ayez le courage d’essayer et vous découvrirez la bonne manière de communiquer.

Restez centré pendant que vous apprenez la discipline à vos enfants.

La discipline constitue un autre aspect important de l’activité parentale, comme le souligne la nouvelle éthique. Nous disposons maintenant d’une bonne compréhension scientifique de ce qui va mal dans beaucoup de familles, et la société est scandalisée par l’étendue incroyable des dommages commis dans le passé. Autrefois, nous fermions les yeux sur la violence et l’inceste au sein des familles, mais c’est désormais fini. Nous sommes dorénavant à l’affût du moindre mauvais traitement contre les enfants.

Or, lorsque nous considérons l’activité parentale du point de vue de la dynamique de l’énergie, nous voyons que nous devons également nous garder d’une forme d’abus plus subtile : notre comportement peut aussi amener nos enfants à drainer notre énergie. Il nous faut apprendre à marcher sur une voie étroite. Nous causons du tort à nos enfants en nous montrant trop laxistes. Nous devons intervenir lorsqu’ils maltraitent leurs camarades ou qu’ils négligent les réalités du monde. Un parent doit élever son enfant avec une espèce d' »amour sévère ». Il faut apprendre à nos enfants à vivre avec les autres, à se socialiser, et si nous échouons dans ce domaine c’est un peu comme si nous les laissions tomber. Trouvons le moyen de leur enseigner les conséquences de leurs actes sans pour autant les opprimer.

Cette méthode équilibrée commence, à mon avis, par une vérification constante de notre propre niveau d’énergie. Dans chaque interaction avec nos enfants, vérifions que nous sommes connectés à notre énergie intérieure, et donc en mesure de maintenir une intention d’amour, quelle que soit la situation. Le pire qui puisse nous arriver c’est de retomber dans l’inconscience, et de recourir à nos vieux mécanismes de domination, d’adopter, par exemple, le comportement de l’Interrogateur en houspillant nos enfants et en absorbant leur énergie. Tout cela les amènera à élaborer leur propre technique de manipulation pour se défendre.

Souvenons-nous de la dynamique sous-jacente de l’énergie. Quand nos enfants négligent les règles et foncent tête baissée, sans réfléchir, nous pouvons les arrêter et les corriger tout en les élevant, en nous concentrant sur le génie présent sur leur visage. Envoyons le message psychologique suivant : « Tu n’as pas bien agi mais tu es bon. »

Nous désirons être toujours là avec notre énergie, leur apprendre notre vision du monde et notre vérité sur les éléments dont ils doivent tenir compte pour atteindre la plénitude existentielle, y compris le fait qu’ils finiront par trouver leur propre connexion intérieure avec le divin. C’est à ce moment-là qu’il faudra les laisser voler de leurs propres ailes.

Pourquoi nos enfants nous ont-ils choisis ?

Si nous avons choisi nos parents, au niveau de notre moi supérieur, et si nos expériences avec eux nous ont préparés à découvrir une vérité qu’il nous faut diffuser autour de nous, le même processus se produit donc avec nos propres enfants. En façonnant ce que nous sommes vraiment, nous leur donnons la formation qu’ils sont venus recevoir auprès de nous.

Soyons prudents, cependant, lorsque nous essayons de nous représenter ce qu’est cette préparation ou ce que leur vérité devrait être. Personne n’est mieux qualifié qu’eux pour l’évaluer et ils le feront un jour. Les parents ne doivent jamais affirmer qu’ils savent ce que leurs enfants sont supposés être et faire. Une telle présomption rétrécit l’éventail des choix pour ces âmes dont nous avons la charge, et cette erreur risque d’entraîner des décennies de rancoeur.

Certes, nous pouvons avoir une intuition sur le sens probable de la vie de notre progéniture. Je suis certain que tel est bien le cas. Quel parent ne fait pas de rêve éveillé sur l’avenir de son enfant, ne serait-ce que pour le plaisir de sentir que cette possibilité se réalise ? Les parents ont parfois des pressentiments particuliers, non seulement pour des projets d’études et de carrière mais aussi pour divers défis psychologiques dont leurs enfants doivent devenir conscients, s’ils veulent accomplir leur destinée.

Si nous avons des visions intuitives sur l’avenir de notre progéniture, n’en tirons pas des conclusions définitives et n’émettons pas des prophéties qui s’accompliront elles-mêmes. Cela reviendrait à ôter à nos enfants la maîtrise de leur propre futur, qui sera toujours plus ouvert et plus synchronistique que nos intuitions. Contentons-nous de partager tendrement nos sentiments, tout en résistant à la tentation de surveiller sans cesse nos rejetons ou de les réorienter à chaque impasse qu’ils rencontrent. Les erreurs qu’ils commettent leur enseignent d’importantes leçons qui se révéleront peut-être essentielles dans leur vie.

Une vision plus globale du rôle parental.

Pour bien comprendre les implications spirituelles de l’activité parentale, il nous faut considérer ce domaine de la vie dans la perspective la plus large possible. Nos enfants sont avec nous parce qu’ils veulent apprendre notre façon de voir la vie, y compris nos croyances spirituelles. Rien n’est plus important que de partager notre vie ouvertement avec notre progéniture. Tenez compte des questions d’âge pour certains sujets, mais restez honnête. Trouvez des moyens pour communiquer ce que vous vivez, ce que vous avez découvert sur le plan spirituel pour tirer partie au mieux de la vie, et que vos enfants peuvent comprendre.

Un autre problème peut survenir dans les familles lorsque le père ou la mère se consacre exclusivement à son activité parentale. Je ne veux pas parler du parent au foyer, qui continue en général à évoluer. Je pense à ceux qui cessent de vivre pour eux-mêmes et se mettent à accorder toute leur attention à leurs enfants, qui ne vivent plus que par procuration, à travers les expériences de leurs rejetons, bonnes ou mauvaises.

Pis, certains parents font de leur enfant le déterminant de leur propre auto-estime et de leur statut social, comme ceux qui s’investissent exagérément dans les performances sportives ou les concours de beauté de leur progéniture. Il est de la plus haute importance de demeurer créatif et de faire évoluer notre vérité selon ses propres critères. Nos enfants se sont incarnés à nos côtés pour voir notre vie en action, en tirer des leçons et construire à partir de là.

La relation n’est bien sûr pas univoque. Nos enfants nous aident à clarifier le sens de notre vie ï et notre développement synchronistique. Si nous commençons par être des pourvoyeurs d’énergie, ils se mettent rapidement à nous renvoyer des messages synchronistiques importants. En reproduisant notre comportement, ils nous donnent une image plus claire de nous-mêmes. Il ne s’agit pas simplement d’expressions et de façons de parler. Cela concerne tout notre comportement et notre façon de créer.

Si nous refusons d’affronter certaines techniques de manipulation ou réactions négatives, elles se manifesteront chez notre progéniture. Comme nous le verrons plus loin, les enfants sont ainsi effectivement punis pour les péchés de leurs parents. Ce fait devrait à lui seul nous inciter à demeurer lucides, connectés à notre énergie intérieure, et à construire une vie qui suive une évolution consciente.

Vivre la nouvelle éthique.

Comme nous l’avons vu, la nouvelle éthique interpersonnelle a un vaste champ d’application. Une fois que nous avons atteint le niveau de conscience où nous savons que la plupart des coïncidences se produisent à travers autrui, nous commençons à utiliser la dynamique de l’énergie que nous avons apprise pour élever spirituellement notre entourage. Cela se passe à la fois sur un plan individuel et dans les groupes de toutes sortes, et c’est très important dans les relations amoureuses. Celles-ci nous mettent au défi de demeurer centrés et connectés; elles renforcent le besoin de nous reposer sur notre propre source d’énergie divine pour garder notre sentiment de sécurité. Nous devons toujours apporter de l’énergie à nos partenaires, et non leur en prendre, et cette capacité décide de la qualité de la relation.

Fournissez également de l’énergie à vos enfants pour les guider loyalement, sans trop les contrôler, et leur laisser apprendre ce que vous êtes réellement. La récompense est toujours la même : une série de riches coïncidences se produit quand vous pratiquez cette éthique avec tout le monde. Plus vous donnez de l’amour et de l’énergie, plus vous recevez de messages synchronistiques, et plus votre vie sera créatrice, efficace et inspirée.

Une raison encore plus profonde nous pousse à adopter cette nouvelle éthique. Au fond de nous-mêmes, nous savons que, si un nombre critique d’êtres humains maintiennent leur énergie à un certain niveau et s’efforcent de vivre selon cette éthique, le monde se prépare à effectuer un grand saut dans l’évolution.

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